samedi, octobre 01, 2005

Butler, le bon ami de Monsieur de Villepin

J'ai reçu ce matin un mail fort intéressant expédié par les militants de La Riposte, un groupe d'opposition de gauche au sein du PCF. Il s'agit de la privatisation de la SNCM :

"La vente d’actifs publics aux capitalistes avares de profit s’est souvent fait à « prix d’ami ». Walter Butler est un proche du Premier Ministre. Henri Proglio, PDG de Veolia (dont Connex est une filiale) est un ami de Jacques Chirac. Mais dans le cas de la SNCM, le terme « vente » n’est pas approprié. Le groupe Walter Butler et le groupe Connex ne débourseront pas un seul centime pour s’accaparer une entreprise dont la valeur se situe pourtant entre 450 et 500 millions d’euros. Au contraire, selon les termes de cette scandaleuse opération, l’Etat versera 113 millions d’euros dans les coffres de l’entreprise juste avant de la céder à Butler et Connex pour la somme de 35 millions. Ce n’est pas tout. Les requins capitalistes qui tournent autour des navires de la SNCM prévoient la suppression de 400 emplois sur un total de 2400 – dont le coût sera, lui aussi, pris en charge par l’Etat !

Cette escroquerie a été immédiatement dénoncée par la CGT et le STC. L’ampleur et la vigueur du mouvement de grève a ébranlé le gouvernement. Breton et Perben ont dû abandonner la privatisation totale initialement prévue, à la faveur du montage Butler-Connex, dans lequel l’Etat conserverait 25% du capital. Mais ceci ne change rien sur le fond. L’échange de 35 contre 113 millions y est maintenu, ainsi que les 400 suppressions d’emplois. Par le biais de cette manoeuvre cynique, le gouvernement veut donner l’impression de faire un “geste” en direction des grévistes, alors qu’il n’en est rien."

Dans le même article, on apprend que le Parti Socialiste, que l’on entend pas beaucoup dénoncer les gesticulations militaires du Gouvernement, se prononce pour sa part pour une privatisation partielle de la SNCM, à hauteur de 49%. Là encore, on est dans la logique de la privatisation des biens publics, le P.S se refusant obstinément à défendre les intérêts des classes populaires. Au point d’être parfois débordé sur sa gauche par… l’UDF. On croit rêver, mais non. C’est bel et bien Bayrou qui, cet été, est allé au feu pour dénoncer la privatisation proprement sacandaleuse des sociétés d’autoroute.

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